Nous vous proposerons ici des images d'une époque pas si lointaine mais trop vite oubliée. Devoir de mémoire mais aussi plaisir de se souvenir.
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Ecoutez la fontaine...
Si tu colles ton oreille contre la pierre fraîche de la fontaine Barboulen un soir d’été, tu pourras peut être entendre les sonnailles du troupeau qui descend le boulevard Rey pour passer la nuit au jas.
De très loin, tu percevras le bêlement entêtant des agnelets pressés contre le flanc de leur mère.
Si tu fermes les yeux, tu pourras peut être distinguer le fin nuage de poussière que les bêtes soulèvent sous leurs petits sabots de corne.
Et puis, tout à coup, tout contre ta main, la laine douce des agnelles et leur museau mouillé d’eau claire dans les odeurs de bêtes et de foin tiède.
Si tu colles ton oreille contre la pierre fraîche, la fontaine te racontera peut être leur histoire.
Se clines l’auriho contro la pèiro fresco de la font Barboulen, un vèspre d’estiéu, poudras bessai entèndre lou dindin di sounaio dÓu troupèu que davalo lou balouard Rey, pèr s’enana dourmi dins lou jas.
De liuen, de tras que liuen, ausiras lou bela enebriant dis agneloun sarra contro lou flanc de sa maire.
Se barres lis iue, poudras bessai destria lou nivoulet de pÓusso que s’aubouro souto li pichÓti bato di bèsti.
E pièi, tout à-n-un cop, toucant ta man, la lano douço dis agnello e soun mourre bagna d’aigo claro dins lis Óudour de bèsti et de fen tebous.
Se clines l’auriho contro la pèiro fresco, la font te countara belèu soun istÒri.